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mercredi 22 janvier 2014

Mais où s'en va le monde? (Article)

Vous avez pris connaissance de cet article dans La Presse

Publié le 22 janvier 2014 à 05h00 | Mis à jour à 05h00

Le diplôme d'études secondaires n'est plus


STÉPHANE LÉVESQUEL'auteur est enseignant de français au secondaire.
Ça y est. C'est fait. On nous a présenté, en 40 minutes, un changement qui n'a l'air de rien, mais qui, en réalité, bouscule tout. Environ une centaine de profs sont venus apprendre, un mardi matin, que le but visé par l'ensemble des intervenants de notre école secondaire, ce n'est plus l'obtention d'un diplôme.
En fait, ce n'est pas exactement comme ça qu'on nous l'a dit. On nous a parlé du long processus de consultation, des statistiques émanant de pays de l'OCDE comparables au nôtre, des visées à long terme tel que prévu par Québec, des recherches actuelles sur le sujet...
L'enrobage était digestible, mais le contenu était trop bien emballé pour qu'on puisse y goûter sur le moment. C'est le soir même, à tête plus ou moins reposée et avec douze heures de recul, que l'évidence m'a frappé en plein visage: le diplôme d'études secondaires n'est plus. Le papier que les élèves finissants recevront à partir de 2017 n'aura du diplôme que le nom. En réalité, ce sera un permis de travail. Ce n'est pas seulement un changement de vocabulaire: c'est un changement de cap, de vision, de philosophie.
En présentant la décision sous forme chiffrée, elle me semble encore plus facile à expliquer aux gens qui n'ont pas le nez collé sur l'école au quotidien. Depuis la réforme, les élèves de 1resecondaire ne peuvent plus «couler» leur année. Même s'ils échouent à tous leurs cours, on les envoie en deuxième secondaire. Les deux années sont considérées comme un cycle et on n'évalue vraiment qu'à la fin de ce cycle.
Rabaisser encore les exigencesCette décision avait évidemment choqué puisque, clairement, on abaissait le niveau de performance minimal requis chez les élèves. On avait rassuré les profs en leur disant que, de toute façon, les élèves auraient besoin de 28 unités sur 36 en 2e secondaire, c'est-à-dire qu'ils auraient besoin de réussir au minimum les trois quarts de leurs cours, pour passer de la 2e à la 3e année du secondaire.
Ce que les gestionnaires de ma commission scolaire ont récemment décidé, c'est de maintenir le cycle sur deux ans en début de secondaire, tout en abaissant à 18 unités sur 36 le seuil minimal pour passer de la 2e à la 3e année du secondaire. En gros, ça veut dire que si un jeune a coulé tous ses cours en 1re et la moitié de ses cours en 2e, on l'enverra en 3e.
Les profs de 3e recevront donc potentiellement des élèves qui n'auront pas réussi les deux niveaux précédents, ce qui obligera ceux-ci à réduire leurs exigences et à rabaisser une fois de plus le plancher minimal requis chez les élèves, forçant les profs des niveaux suivants à faire de même.
On diplômera donc des élèves qui connaîtront moins de choses, qui auront compris moins de notions, qui auront moins réussi, qui seront plus faibles. J'ai instinctivement soulevé devant l'assemblée que c'est toute la valeur du diplôme qui est remise en question. En fait, c'est là que je me trompais.
Un droit de travailLe diplôme ne sera plus considéré comme une preuve de l'atteinte d'un niveau académique prédéterminé. Il sera un droit de travailler que pratiquement tous les élèves, forts ou faibles, devront éventuellement recevoir. En effet, puisqu'on exige, de nos jours, un diplôme de secondaire 5 pour occuper à peu près tous les emplois, on doit diplômer plus de jeunes si on veut qu'ils puissent travailler.
On a décidé de sacrifier la qualité pour la quantité. En une décision, on a pelleté une bonne partie du problème de décrochage scolaire sous le tapis. On a accepté le fait que des travailleurs moins instruits, c'est socialement moins dommageable que des décrocheurs boudés par les employeurs, faute de diplôme.

Qu'en pensez-vous?
Vite comme ça, peut-être qu'il me manque des informations pour juger de cette "innovation" à venir, mais en lisant cet article... voici mes premières impressions (désolée pour mon langage plus familier.)

(Sur Facebook): C'est n'importe quoi! Tenter de guérir la blessure en la camouflant! 
Rendu là, je pense que je vais me "sentir" assez "compétente" pour enseigner moi-même le secondaire à mes enfants! Qui coulent ou pas...quéssé qu'ça va changer au bout du compte? Qui s'forcent ou pas? Qu'y apprennent pu le sens et la valeur de l'effort et du travail... (non mais!..)
Pauvres enseignants! Je les plains pas à peu près!
 Et gare à vous, futurs employeurs, il est bien possible que vous engagiez prochainement un jeune adulte incapable de travailler, de suivre vos consignes, de respecter les échéances et pour qui la fierté du devoir bien accompli n'aura aucun sens.
Baisserez-vous vos standards de qualité, Vous? FRANCHEMENT!!!

En commentaire à un jeune sur FacebookIls vous prennent pour des "niaiseux", des incapables"... c'est ça qu'ils vous disent, à vous les jeunes!" Vos parents, eux, ils ont réussi, mais vous, vous n'en serez pas capables!" 
Au lieu d'adapter leurs programme, de copier des exemples qui fonctionnent (Voir la Finlande notamment), de valoriser et de faire respecter la profession d'enseignant au Québec... Je ne parle pas ici du faible nombre de jeunes qui en n'ont malheureusement pas les capacités. Avec toutes leurs connaissances sur les déficits ou les troubles de ci ou de ça, avec tous les outils possibles...Le Québec "abandonne" sa jeunesse, Il ne croit plus en ses jeunes , en leurs capacités. C'est une solution plus facile que de les aider à se reprendre en main, à se réveiller, à croire en eux, à ce qu'ils éprouvent de la fierté. Pauvres enseignants et pauvres employeurs de demain...travailler avec des jeunes qui n'ont pas appris à faire d'efforts! 
Et les parents dans tout ça... hum... j'crois qu'ils ont aussi leur part dans la vision des études de leurs enfants... C'est un mal de société le décrochage!

Et l'école-maison?
Si on peut obtenir ce papier avec un tas d'échecs, pourquoi pas rester chez nous? Non mais?

Qu'ils ne viennent plus après cette histoire-là, mettent des bâtons dans les roues aux parents qui scolarisent leurs enfants  au secondaire! Ces parents qui souhaitent nourrir l'intérêt chez leur jeune pour les apprentissages et qui garderont la "barre haute"!
Peut-être pouvons-nous espérer une plus grande facilité d'évaluation et moins de rigidité??? Mais à quel prix?



mercredi 15 février 2012

Réflexion sur l'éducation et le système scolaire québécois

Déjà, je trouvais que la barre avait baissé entre les exigences de sec.1 et 2 de mon époque et celle de mon fils aîné qui a très peu de devoirs (ou qui a toujours le temps de les faire en classe), qui a droit à ses manuels pour plusieurs examens,qui n'a plus grand chose à mémoriser ...

À l'époque, certains de mes profs du secondaire me disaient que je produisais des travaux digne d'une collégienne... et au CEGEP, d'autres m'ont exprimé à propos de travaux en particulier qu'ils étaient dignes d'une universitaire...
J'me demandais ce que faisait les autres alors?
J'ai bûché durant mes études, j'ai été une élève assez stressée même, perfectionniste, compétitive, je ne dis pas que cela mène au succès, mais plutôt, des traits de ma personnalité et probablement, que c'était des conséquences dues au fait que je ressentais une pression face à l'école...que je prenais mes études au sérieux.
Et malgré tout, aujourd'hui, je ne maîtrise pas ma langue comme je l'espérais à la fin de mon secondaire. 
Et je ne crois pas que le blâme doive aller sur mon dos!



Lorsque je lis cet article d'un enseignant du CEGEP,  plein d'émotions montent en moi... (Lire l'article dans le message précédant).

D'abord, l'étonnement que ça en soit là maintenant au niveau collégial.
Puis,surtout la déception, la colère même, en pensant à mes fils qui n'y sont pas encore mais qui risquent de ne pas être mieux que la génération actuelle...
Vive le nivellement pas le bas!
Je ne sens pas que mon fils de secondaire 2 se sent poussé à exceller davantage lorsque seulement (à ses dires), 2-3 élèves obtiennent des notes plus hautes que lui lorsqu'il a par exemple 75% en français. À ses yeux, il fait parti des meilleurs de sa classe! Et il fait parti d'un programme particulier de Santé-Globale, supposément réservé aux élèves forts.
Je constate que la culture générale que je lui ai  transmise est vraiment un + dans sa vie d'étudiant et que c'est dans ces matières qu'il excelle le plus (histoire/géo/arts/sciences...), mais ça ne fait pas écrire un français impeccable ça!


Que faire? Oui, je me questionne.
Je me questionne beaucoup...
Dans mon propre vécu d'école-maison, j'essaie moi aussi d'inculquer le goût du savoir, les bonnes méthodes, le travail bien fait, le français bien écrit et...d'équilibrer le tout pour rejoindre mes gars autant par les manières et méthodes plus traditionnelles qu'en y intégrant les nouveaux médias et technologies...



  • Parfois, ils doivent chercher le mot dans un dictionnaire, d'autre fois, j'autorise la recherche avec Google et internet...
  • Parfois, le brouillon sera fait à la main et devra être recopié au propre soit à la main ou à l'ordi, d'autres fois, il sera fait directement avec Word  (en enlevant la fonction de correction) et l'étape du propre se fera automatiquement avec celle de la correction... (économie de temps non-négligeable et ... n'est-ce pas cela que je fais de façon quotidienne dans mes lettres courriels, sur mon blog... Les brouillons à la mitaine! À quand remonte mon dernier??? Pourquoi retourner en arrière? Et pourtant, j'insiste malgré tout avec mes gars de temps à autre pour qu'ils fassent les 3 étapes de façon distincte (brouillon à la main, correction et mise au propre ) parce que je crois qu'il le faut, parce que je crois qu'on ne travaille pas de la même manière, parce que je crois qu'on retient mieux...
  • Étudier ses tables avec des petits cartons ou les étudier avec des jeux sur internet...
  • Étudier la géographie dans un livre ou se promener sur la Toile afin de trouver davantage d'images et de faire plus de liens entre les évènements, les lieux, l'Histoire...


Que puis-je faire de plus, moi pour les assurer de bien écrire leur langue maternelle ?

Malgré les heures passées à enseigner les matières à l'aîné tout au long de son primaire, à suivre le programme du MEQ (et à le compléter au besoin), je constate qu'il n'obtient pas des résultats époustouflants en français... je trouvais même qu'il en avait reperdu après son entrée à l'école l'an dernier.
(Des accords de base oubliés, négligés...). Sans vouloir me déresponsabiliser, c'est au tour de l'institution de trouver les moyens pour lui faire apprendre sa langue...et de grâce, qu'ils terminent donc leurs cahiers! Il n'a presque jamais de devoirs et l'an dernier, je crois que le 2/3 du cahier de français n'était pas complété!
J'étais choquée!


Comment des enseignants qui ont 25 élèves différents dans leur classe peuvent-ils faire mieux que moi dans une telle matière?

Nous faisons au moins 1h/jour de français, quand ce n'est pas 2...et cela, sans compter leurs lectures...
Presque toujours du 1 pour 1 ou pour 2.

Mes fils ont sous les yeux des fautes de français partout...
Lorsqu'ils "chattent" entre amis, c'est parfois illisible ce que l'un et l'autre écrit... (mes gars essaient de faire attention lorsqu'ils se sentent surveillés, mais....).

Même aujourd'hui, un journal citait " la persévérence (sic) scolaire: la responsabilité de tous.

Je suis déçue, frustrée, parfois découragée... que puis-je faire de mieux? Que puis-je faire de plus?
Et le système, lui? N'a-t-il pas bien des choses à se reprocher?
Nos cerveaux ont-ils évolué à ce point pour n'être plus capables d'être attentifs plus de 12 min. à un cours magistral au collégial? (lire l'article dont il est question)
Et notre société québécoise qui prend pour un dû et non une chance le fait de pouvoir s'instruire...alors qu'ailleurs dans le monde, les enseignants sont respectés, que  des élèves sont prêts à faire des kilomètres de marche (le ventre vide, par surcroît) pour quelques heures d'instruction et espérer un jour, sortir de leur misère...
Que se passe-t-il ici, au Québec?
Alors qu'on a tout pour apprendre...alors que la connaissance est si accessible?
Les tableaux interactifs peuvent-ils faire un si grande différence? Oui, sans doute pour l'intérêt mais pour la méthode ??? J'en doute encore!

Quelqu'un a une solution???







Éducation - Lucien Francoeur se vide le coeur | Entrevues | Célébrités | Canoë


Un article vraiment intéressant.
La vision du système scolaire actuel québécois vue par un enseignant au collégial

Éducation - Lucien Francoeur se vide le coeur | Entrevues | Célébrités | Canoë

Je bla-blatte là-dessus dans ma publication suivante...

L'article au complet suit:

Un ministère de l'Éducation complètement déconnecté de la réalité ; des étudiants gavés de gadgets qui sont incapables de comprendre des consignes de base ; des illettrés qui n'ont pas de culture ; des exigences qui ont baissé à tous les niveaux... Le bilan que fait Lucien Francoeur après 30 ans d'enseignement au cégep est plutôt terrifiant. Le rockeur et poète de 62 ans enseigne la littérature au Collège de Rosemont depuis 1981. Trois décennies plus tard, Lucien Francoeur, encore passionné par son métier, tire la sonnette d'alarme.
SOPHIE : En quoi tes élèves de 2011 sont-ils différents de ceux de 1981 ?
LUCIEN : Ce n'est pas seulement une nouvelle génération. C'est une nouvelle espèce. Ils font partie d'une civilisation qui est celle du numérique. Nous, les plus de 30 ans, on est dans l'analogue. On est VHS, ils sont MP3. On est brosse, craie, tableau. Ils sont dans la navette spatiale avec cellulaire, laptop et iPod.
Maintenant tout enfant est équipé comme s'il travaillait à la NASA. Quand il arrive à l'école, il a déjà chatté, pris ses courriels, écouté son iPod, parlé au cellulaire. Quand il rentre dans la classe, c'est un retour en arrière.
On sait que le cerveau humain s'est modifié quand l'homme a découvert le feu, quand il a inventé la roue. Mais personne ne s'est rendu compte que depuis 15 ans toutes les machines qui sont utilisées font qu'il y a des parties du cerveau qui fonctionnent moins. On continue à concocter des réformes comme si c'était le même genre de cerveaux qu'avant.
C'est un désastre, c'est une bombe qui va exploser.
Au fil de ces trente dernières années, comment tes exigences comme professeur ont-elles changé ?
Avant, on demandait un travail de session de 12 pages. Maintenant, une analyse littéraire, c'est 750 mots. Trois paragraphes, trois idées principales (oublie les idées secondaires)... Le tiers de la classe me donne ça exactement, un tiers me le donne à moitié et un tiers me le donne pas du tout.
Il y a dix ans, mes élèves faisaient leur propre page titre. Maintenant, je fais la page titre et ils doivent la compléter. Mais même ça, un tiers de la classe n'arrive pas à le faire !
Un élève qui entre au collégial de nos jours, il faut lui enseigner ce qu'est un livre. «Il y a une page couverture. Il y a deux noms. Il ne faut pas confondre le nom de l'auteur (Molière) et le titre du livre (Don Juan)».
Lucien, tu me racontes ça et je suis convaincue que tu en rajoutes. Tu exagères ?
Je te le jure ! C'est aussi simpliste que ça. Il faut que je leur explique «recto verso» ! Et «simple interligne». T'es obligé de leur montrer tout ça parce qu'ils sont toujours sur des machines. Les feuilles, les cahiers, c'est archaïque pour eux. Il y a un immense problème.
Une année, pour m'amuser, j'ai fourni un Q-tip avec mon plan de cours. J'ai dit à mes étudiants : «Vous avez les oreilles propres et vous entendez. Mais vous n'écoutez pas ! Parce que je ne parle pas comme vos machines...»
C'est fini le prof qui parle avec des élèves qui prennent des notes. Le seuil de tolérance est de 12 minutes. Après, tu dois t'arrêter pour faire un exercice. C'est tellement aberrant !
Il y a des profs qui n'écrivent même plus au tableau, c'est une perte de temps, les étudiants ne sont pas capables de suivre ! Ils donnent un texte à leurs étudiants et ils le lisent ensemble. Chaque prof a sa stratégie pour être «compris». Bientôt on va se battre juste pour être "entendu".
On a beaucoup parlé récemment de l'évaluation des professeurs. Qu'en penses-tu ?
Je suis d'accord qu'on évalue les profs. Mais ce qu'on propose, c'est toujours des évaluations de terroriste ! C'est les élèves, les cancres, qui vont évaluer les profs ? Voyons donc !
Comment un élève qui ne sait pas ce que signifie «recto verso», ou «simple interligne» peut-il évaluer si son prof a bien enseigné une analyse littéraire ? Comment un élève qui a été expulsé de sa classe pour des raisons qui lui paraissent aberrantes (son cellulaire a sonné trois fois de suite) peut-il être crédible dans une évaluation ?
Dans une classe, tu as un tiers assez fort, un tiers qui se débrouille, et un tiers qui n'a pas sa place. Ce n'est pas de l'analphabétisme, mais c'est pas loin. De l'illettrisme, oui, parce qu'ils n'ont aucune culture.
Comment as-tu vu le rôle du ministère de l'Éducation évoluer pendant ces 30 années ?
Ils sont déconnectés. Ils disent toujours : «on va faire une nouvelle grammaire, on va changer la terminologie, on va faire des nouveaux manuels, on va changer le bulletin». C'est toujours la façade qui est abordée. Ils ne s'intéressent jamais au coeur du problème : le professeur et l'élève, les deux éléments fondamentaux d'une société. La réflexion ne se fait pas à la bonne place, elle ne se fait pas en profondeur.
L'éducation au Québec, c'est un bordel parce que notre ministère de l'Éducation est trop gros. C'est le plus gros au monde et il faut qu'ils justifient leur job. Moi, je les enverrais dans les écoles, dans les classes ! On n'a pas besoin d'une autre grammaire ! La grammaire, ça s'enseigne toujours comme avant, le participe passé s'accorde comme ci comme ça.
Si tu voyais ce que le Ministère nous suggère comme manuels ! C'est fait par des pédagogues qui n'ont pas mis les pieds dans une école depuis 20 ans, qui vivent dans une bulle. Il y a 240 pages d'explications, avec des trucs tellement pointus... C'est comme s'ils vivaient en milieu fermé et qu'ils tripaient entre eux, pour s'impressionner les uns les autres.
Et les réformes ?
Qu'est-ce qu'il fout le maudit Ministère à nous envoyer des «réformes du champ lexical» ? Lâche-moi avec ton «champ lexical», on n'est pas sur la même planète !!! Je ne suis pas rendu là, j'en suis à leur apprendre comment fonctionne un dictionnaire !
Les élèves viennent me demander ce que signifie «n. m.»! Il faut que je leur explique que ça signifie : nom masculin. Il faut que je retourne à la case départ.
Pourquoi tu continues à enseigner alors que tu pourrais prendre ta retraite ?
La littérature est une passion. Elle est de plus en plus difficile à vivre, je peux flyer de moins en moins haut. Mais je suis content de savoir que je vais enseigner Rimbaud, Camus, Vian en septembre pro-chain. J'ai la certitude que je vais réussir dans ce «free for all» à rejoindre des étudiants. Il y a un pourcentage d'élèves à qui je vais faire faire des progrès. J'ai encore un rôle à jouer.
* * *

À PROPOS...

DU NIVELLEMENT PAR LE BAS
«On dit que c'est élitiste, de séparer les élèves... C'est bien dommage, mais l'héritage de la contre-culture, de la Révolution tranquille, qui a fait qu'on met tout le monde dans la même classe, c'est un échec.
Celui d'en bas ne monte pas. Et c'est celui d'en haut qui finit par manquer ce à quoi il aurait droit. Ça ne peut plus fonctionner. Et ce n'est pas méprisant de dire qu'il y a un tiers de mes élèves qui ne maîtrisent pas la base du français écrit et qui ne devraient pas être dans un cours de littérature. S'ils ne comprennent pas «recto verso» ou «nom masculin», comment peuvent-ils comprendre «la nature et la religion dans Attala de Chateaubriand» ? La marche est trop haute !»
DES IMMIGRANTS
«Les élèves qui viennent d'ailleurs maîtrisent trois langues : leur langue maternelle, l'anglais qu'ils apprennent tous; et le français qu'ils ont appris avec des méthodes traditionnelles. Le Québécois "de souche" dit un mot sur quatre en anglais (fun, top, chill), mais il ne peut pas avoir une conversation en anglais. Et sa langue maternelle, il l'écrit phonétiquement. Quand je donne un travail d'équipe, c'est souvent l'élève d'origine ethnique qui prend en charge la qualité du français parce qu'il le parle mieux que le Québécois "de souche".»

samedi 14 mai 2011

Reportage à la télé de Radio-Canada...la suite

Partie 2/2

Rendez-vous à 22min. 03 sec
ICI:    pour voir la suite du bref reportage réalisé avec une amie spécialiste de l'éducation à domicile et une famille de notre groupe de soutien (voir leur blog):


P.S. Si vous n'avez pas été capables de visionner le vidéo d'hier, j'ai modifié le lien suite au commentaire d'une lectrice de mon blog mais il ne semble pas fonctionner !?!?

vendredi 13 mai 2011

Reportage TV à Radio-Canada

Des amis qui éduquent leurs 7 enfants à la maison ont reçu la visite d'une journaliste de la télé de Radio-Canada à propos du unschooling.

Voici le LIEN (je ne sais pas si vous y aurez accès éternellement.)...mais je viens de le modifier pour celui des archives.
 Rendez-vous à 7 min.47 ...

À suivre...un deuxième reportage s'en vient!

mardi 19 octobre 2010

Article: L'antidote au décrochage...

...on apprend quand on comprend...


Luc Papineau

L'auteur est un enseignant.
On apprenait sur Cyberpresse que la commission scolaire des Premières-Seigneuries a effectué un sondage auprès de 114 décrocheurs de moins de 16 ans afin de mieux comprendre les raisons qui les ont poussés à quitter l'école. L'étude bat en brèches certains préjugés. Le manque de motivation et l'absentéisme sont deux facteurs importants qui expliqueraient le décrochage scolaire. Suivent les difficultés scolaires....
Pour lire la suite....
L'article est ici

jeudi 22 juillet 2010

Article: La B.D. favoriserait la lecture chez les garçons...

Pour lire l'article sur Cyber-Presse, c'est ici:
ou encore, je l'ai recopié plus bas.


Je crois que je n'avais toujours pas partagé les idées que j'avais travaillées l'automne dernier sur ce thème avec mes 2 plus vieux.

Voici mon aide-mémoire (mon  petit plan pour présenter les étapes aux enfants avant la création de leur B.D.). C'est un peu brouillon, vous le constaterez.:
THEME_DE_LA_Bd.doc
Ensuite, je les invitais à mettre leurs idées en mots ou en dessinant dans ces cases.
plan_de_ma_BD.doc

Puis, en m'inspirant des feuilles de PROUCHE (voir son site) -disponibles chez Archambault entre autre, les enfants ont dessiné leur BD sur papier puis l'ont calquée et encrée sur du bon papier calque à partir de ce gabarit.
planche_de_BD.doc 

Pour les plus jeunes (1er et 2ième cycles), je recommande 3 cases et pour les plus vieux, environ 5 cases mais idéalement sur une seule planche, à moins que vous ayez beaucoup de temps à y consacrer.


Ils sont allés consulté  ces 2 sites... la méthode Prouche qui est vraiment bien faite pour leur âge et sur celui d'ART ATTACK pour des trucs originaux de dessins.

Allez-y jeter un coup d'œil; plein de trucs en vidéo vous y attendent...
L'an dernier, nous avons rencontré dans une librairie l'auteur de la Méthode Prouche. Les garçons et moi avions bien apprécié son animation.Il est souvent invité dans des classes pour  apprendre aux élèves  à créer des B.D.



Sur certains sites comme Allo Prof ou Radio-Canada-jeunesse, il a y des endroits pour s'amuser à composer le textes de B.D.

Site anglais pour créer une B.D.

Pour lire de mes anciennes publications sur le sujet:
http://famillehamel.blogspot.com/2009/09/2-eleves-sajoutent-pour-2-jours.html#links
http://famillehamel.blogspot.com/2009/09/retour-sur-la-semaine-du-13-septembre.html#links
http://famillehamel.blogspot.com/2009/09/retour-sur-la-semaine-du-20-septembre.html#links



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La Presse Canadienne
Montréal
Les bandes dessinées pourraient favoriser la compréhension de textes chez les jeunes garçons, généralement moins habiles en lecture que les jeunes filles, d'après un rapport publié mercredi par le Conseil canadien sur l'apprentissage (CCA).
Lire, c'est pour les filles, croient le quart des garçons de sept ans, révélait une étude menée récemment par deux chercheurs de l'Université de Winnipeg.

Et lire, pour de nombreux enseignants, c'est synonyme de roman, de livre de fiction ou de poésie et non pas de bande dessinée.

En considérant les bandes dessinées comme genre littéraire mineur et en garnissant les rayons des bibliothèques de bouquins prisés par les jeunes filles, les enseignants se privent d'un outil d'apprentissage précieux, peut-on comprendre en lisant l'étude du CCA.

Les bandes dessinées ont la faveur d'environ 75 pour cent des garçons, selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). En ayant accès à des bandes dessinées proposées par leurs enseignants, ils liraient davantage et développeraient leurs habiletés en compréhension de texte.

Dans les cours de littérature jeunesse qu'elle dispense à la faculté de l'éducation de l'Université de Sherbrooke, Hélène Guy a lancé «une offensive» pour que ses étudiants, futurs enseignants, lisent des bandes dessinées. «Et il y a une résistance extraordinaire, dit-elle. Les enseignants, qui sont surtout des femmes, lisent des romans qui traitent de sujets qui intéressent surtout des filles.»

Selon Mme Guy, «si l'enseignant connaît la bande dessinée, il pourra conseiller ses élèves». Autrement, «ça devient un problème de deux solitudes: des femmes qui lisent un type de livre et qui veulent faire lire ça aux enfants, et des enfants qui lisent autre chose et qui ne veulent pas lire ce que l'enseignant leur propose», explique-t-elle.

Les bandes dessinées favorisent le développement de compétences littéraires, et ce, au même titre que les romans, selon l'étude du CCA. Elles permettent notamment aux jeunes lecteurs d'apprivoiser le sens de la lecture en lisant les vignettes de gauche à droite et de haut en bas et de déduire ce qui se passe entre chaque vignette dans une histoire.

«Depuis trois ou quatre ans, les maisons d'édition font des bédés sans texte pour les plus jeunes. On peut leur demander de nous inventer une histoire à partir des images», explique Réjean St-Hilaire, spécialiste de la bande dessinée à la librairie Monet à Montréal.

«Cela demande aux jeunes un effort de lecture en plus de les valoriser», ajoute M. St-Hilaire.

Voilà qui pourrait contribuer à combler l'écart majeur qui existe depuis des décennies entre les résultats en lecture chez les filles et ceux des garçons. Selon une étude menée par le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), les Canadiennes de 15 ans obtiennent 32 points de plus que les garçons en lecture.

Toutefois, même si la bande dessinée favorise effectivement l'apprentissage de la lecture, comme l'étude du CCA le stipule, et que le milieu scolaire y accorde une place plus importante, les progrès seront difficiles à quantifier.

«L'enseignement est dispensé en fonction des évaluations normatives en compréhension de lecture, ce qui est réducteur, car un texte littéraire va beaucoup plus loin», se désole Hélène Guy, selon qui les enseignants sont intéressés à travailler cet aspect.



«Les enseignants savent quoi faire. Il s'agit de leur demander comment ils souhaitent intégrer la bande dessinée à leur programme, et ils seront très heureux de trouver des moyens de le faire», souligne Mme Guy.

Les écoles, elles, se montrent de plus en plus intéressées par la bande dessinée, dont les styles ne cessent de se raffiner et de se spécialiser, dit Réjean St-Hilaire, selon qui le volume des ventes auprès des établissements scolaires a augmenté depuis janvier 2009.

«On n'est plus dans les »comics«, explique M. St-Hilaire. Le marché a évolué, il y a des bandes dessinées historiques, sociales et des adaptations de grands chefs-d'oeuvre de la littérature. Ce n'est pas que du loisir.»

dimanche 20 juin 2010

Article: À l'école comme tout le monde.

Un article sur le blogue de Louis Cornellier où l'école à la maison est jugée sévèrement et surtout par un type ignorant complètement la réalité en 2010...Les commentaires sont plus intéressants et pertinents!

À l’école, comme tout le monde

dimanche 6 juin 2010

Orientations du Ministère (Qc)

Un document vient de paraître concernant les orientations du Ministère de l'Education du Québec sur la scolarisation à la maison.
Il contient une quinzaine de pages.
Vous pouvez le télécharger ici .



Le ministère a une vision à long terme et laisse un "flou" qui nous permet d'agir, de proposer des solutions, des ententes, des formes de partenariat. À nous de saisir chaque occasion qui se présente, d'être proactif tout en étant diplomate.D'avoir en tête que les CS ont un "devoir" à accomplir et que l'on peut gagner leur confiance...montrer nos bonnes intentions, les valeurs transmises (dont celle d'impliquer nos enfants dans la société) et qu'ils n'ont rien à craindre.Ils ont à apprendre. On gagne à parler de ce que l'on fait et de ce que l'on vit en famille, de faire connaître différentes façons de "faire l'école à la maison". C'est comme ça que se construit la confiance et qu'on peut les "instruire" eux aussi.
Rien n'est parfait. Aucune école ou Cs n'affiche un taux de décrochage de 0%et n'a que des élèves intéressés et qui réussissent! On peut s'attendre à ce qu'il y ait aussi un certain pourcentage d'élèves en difficulté ou en "retard" ou ..."en avance" par rapport aux autres enfants de leur âge dans nos groupes de soutien d'école-maison..

Au premier contact avec la direction, qui peut être froid, garder espoir que nos idées et suggestions lancées feront leur chemin petit à petit.

Je suis consciente que pour certaines familles, ce n'est peut-être pas aussi évident que dans ma région (en général), mais je crois qu'à plusieurs, nous pouvons nous unir et proposer de nouvelles idées intéressantes pour les deux partis.
Il faut créer, être un peu visionnaire et bien informé.Si on est trop timide, mal informé, on risque de perdre la partie, du moins, de ne pas être satisfait.

Bref, cet article ne me fait pas vraiment peur, on peut encore proposer et "s'accommoder".
Si cela peut rassurer certains, ce petit passage pourrait vous intéresser: "(...) l'évaluation devrait se réaliser à l'aide de moyens diversifiés, souples et adaptés au contexte de la scolarisation à la maison (entrevues, portfolio, épreuves, etc.) en tentant toujours de rendre l'exercice le moins intimidant possible pour l'enfant."

Rappelez-vous-en lors de votre prochaine rencontre avec une direction...mais ne commencez pas avec ça!

Je souhaite à tous de bonnes ententes!!!

mardi 13 avril 2010

Enfant Québec: article

Dans la revue Enfant Québec de mai-juin, on y retrouve un article sur l'école à la maison.
Bravo à cette famille pour son témoignage!


mercredi 7 avril 2010

Quand maman devient notre prof -article


Voici un article présentant une famille que l'on côtoie souvent et qui fait l'école à la maison dans notre région. Le blog de cette maman est ici, je vous l'ai présenté dernièrement.

Nous connaissons bien aussi Christine Brabant qui complète un doctorat sur la gouvernance de l'éducation à domicile à l'Université de Sherbrooke.

Voici d'autres articles auxquels cette chercheuse a collaboré:
-Espace parents
-Sélection
-Paperblog
-Faculté d'éducation de l'U.de Sherbrooke
-Mels : résumé
-Mémoire de maîtrise
-Power point

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